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Il y a un conseil qu'on donne aux dirigeants et que je trouve particulièrement hypocrite.

Jambes d'un homme en pantalon et chaussures de ville, allongé sur un canapé en cuir

Soyez vulnérable.

Sur le papier, c'est beau.
Mais dans la vraie vie, c'est plus compliqué.

En comité de direction. Face aux associés. Devant les investisseurs.

Le premier qui reconnaît qu'il ne sait pas, ou qu'il craint de se tromper - le fait - la plupart du temps, à ses risques et périls.

Parce que le doute, chez un dirigeant, inquiète.
Il fragilise une décision, parfois même une position.

C'est une des grandes hypocrisies du système.

🔴 Plus tu montes, plus on attend que tu rassures.
🔴 Que tu incarnes la solidité.
🔴 Que tu donnes le sentiment que tout est sous contrôle.

Même quand la réalité est plus nuancée.

Et c’est comme ça que beaucoup de dirigeants se retrouvent seuls.

Ceux qui gardent tout, en mode machine, sont souvent des bombes à retardement.

Je le vois tous les jours avec mes clients.

Ce qu'ils me confient, ils ne peuvent le dire ni à leurs équipes, ni à leurs associés, ni parfois même à leurs proches.

Et pourtant, le simple fait d'avoir un endroit où déposer tout ça change profondément les choses.

Paradoxalement, les dirigeants qui disposent d’un espace où ils peuvent parler librement deviennent souvent de meilleurs leaders.

Le vrai enjeu n'est donc pas de savoir si un dirigeant peut se montrer vulnérable. Mais plutôt : Où peut-il le faire sans se mettre en danger ?