← Tous les articles

Par

Le piège de l’identité professionnelle

Peinture d'une femme souriante qui retire son visage comme un masque, révélant une figure sombre et inquiétante

On a tendance à se définir très vite par notre identité professionnelle.

Quand on rencontre quelqu’un, ou même quand on se présente, ça commence souvent par le job, la boîte et le niveau de responsabilité.

Comme si ça suffisait à dire qui on est.

Et pendant longtemps, j’ai moi-même beaucoup fonctionné comme ça.

Je me définissais exclusivement par mes accomplissements professionnels.

En gros, plus je produisais, plus j’avais de la valeur.
Et plus j’avais de la valeur, plus j’étais quelqu’un.

Mais avec le recul, je vois aussi le piège dans lequel je suis tombée.

L’identité professionnelle est très séduisante parce qu’elle est visible, valorisée, facile à raconter.

Mais elle repose sur des aspects profondément mouvants :

  • Un poste.
  • Une entreprise.
  • Un contexte.
  • Une période de vie.

Et ces éléments peuvent changer.
Parfois brutalement.

Et c’est là que ces questions deviennent intéressantes :
🔴 Qui es-tu quand tu ne travailles plus ?
🔴 Quand tu n’as plus la même rémunération ?
🔴 Quand tu traverses une période de vide ou de transition ?

C’est souvent dans ces moments-là que l’identité professionnelle montre ses limites.

Car les identités ne sont ni plus ni moins que des véhicules que nous empruntons selon les saisons de notre vie.

Des formes qui nous accompagnent un temps, mais qui ne disent jamais tout de qui l’on est.

Et peut-être qu’on gagnerait à ne pas trop s’y attacher, surtout quand elles commencent à nous donner l’impression d’être arrivés.